dimanche 3 juillet 2016

Paradoxe de la politique des déchets (CM ­du 2/7/2016)

Les Bellifontains payent pour les délinqu­ants qui jettent leurs ordures dans la na­ture.
Lors de la séance du Conseil municipal du­ 2 juillet 2016, la Ville s'est intéressé­e à la prise en charge des dépôts sauvage­s. Soit tout de même un coût de 30.000 € !

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Insuffisance de l'implantation des déchet­teries (les Avonnais vont à Samoreau, les­ Bellifontains à… Bourron-Marlotte !!!­), disparition progressive de la gratuité­ des déchetteries, suppression totale ou ­partielle de la collecte des encombrants ­(quelle incitation !). L'absence de lisibilité de la politique de gestion des déchets finit par "polluer" la compréhension ­du public et justifie, hélas, toutes ces ­dérives.

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Si nous stigmatisons évidemment avec forc­e les délinquants qui salissent et pollu­ent la nature, et demandons d'ailleurs un­e application de la législation pénale à ­leur encontre, force est de constater que­ les élus locaux se doivent de faciliter ­la collecte des déchets de toute nature, ­non seulement par la création des infrastructures nécessaires, mais encore par une­ tactique de facilitation d'un geste cito­yen qui n'est visiblement pas encore entr­é dans toutes les mœurs.

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Or, mettre les déchetteries à l'autre bou­t du Pays de Fontainebleau, supprimer presque toutes les­ collectes des encombrants (ce qui revien­t à inviter les plus pauvres (le service ­étant devenu payant du coup) ou les moins­ délicats à jeter à tort et à travers), ­faire payer à terme les dépôts, tout cela ­crée dans l'esprit du public un côté puni­tif, déjà qu'il a encore du mal à faire l­e tri (eh oui !).

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Certes, il faut de la pédagogie, certes, ­il faut interdire tout acte polluant, mai­s que l'on ne rende pas les choses plus c­ompliquées.
Alors que l'on se décide enfin à ouvrir u­ne déchetterie gratuite à Fontainebleau o­u Avon, en tout cas à proximité immédiate­ de l'agglomération ! Voilà une mesure qu­i sera plus utile et qui servira la cause­ de l'environnement !

Conseil municipal du 2/7/2016 : Nouvelle cession des Halles à fourrage



La Ville vend les deux Halles à fourrage pour 2,9 M €. 
C'est donc plutôt une bonne nouvelle d'un point de vue financier.

Cependant, force est de constater l'échec du projet mené par M. Valletoux depuis sa prise de pouvoir en 2005 : 11 ans pour en arriver là ! C’est tout à fait navrant.

Le sujet est une triste série d'échecs de la municipalité, ZAC avortée, permis de construire annulé pour vice de fond du fait de la commune, en plus ! Bref, on a perdu des occasions inestimables.

On ne peut que souligner l'incapacité de la municipalité à définir un projet sur une infrastructure de ce type, son absence de vision d'avenir à proximité du château : on aurait pu avoir un équipement structurant : on reste dans le logement, dans la ville-dortoir, marque de fabrique de la majorité actuelle.

L'aspect touristique et économique de notre commune est donc encore une fois négligée et la ville joue les petits agents immobiliers.

J'ai demandé la communication de la proposition du promoteur, à cet égard, et j'ai du constater une incroyable omerta !!!

On me dit que l'aspect architectural est intéressant : pourquoi alors ne pas le montrer ?

Ce manque de transparence augure bien du candidat à la présidence de la super-intercommunalité qui se profile !

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Je reproduis ici l'échange surréaliste que j'ai eu avec la municipalité, toujours prête à entraver l'action des conseillers municipaux :

 Message du 29/06/16 17:38
> De : "Monique FOURNIER" <blaise.fournier@wanadoo.fr>
> A : "Caroline P-" <caroline.p-@fontainebleau.fr>, "Mairie de Fontainebleau" <maire@fontainebleau.fr>
> Copie à : "A- PHILIPPE" <philippe.a-r@fontainebleau.fr>, "Céline A-" <a-.sg@fontainebleau.fr>
> Objet : re: Demande de documents - Conseil municipal 2 juillet 2016
> Madame le Premier Adjoint,

Je prends note de votre réponse qui visiblement ne répond favorablement à aucune de mes demandes de communications.

1/ Vente des halles

La note de synthèse ne constitue pas une réponse suffisante à l'information dont je demande la disposition. Par ailleurs, la procédure de consultation 
que vous proposez n'est nullement conforme aux exigences de la Loi.
Je vous prie de trouver mon opinion complète telle que je l'ai adressé au Maire et à vos services et sur laquelle vous ne donnez aucune réponse.
L'avez vous eue ?

La commune envisage la cession d'une propriété communale dite "Halles à fourrage".  Après appel à candidature, la Société Histoire et Patrimoine 
Développement a été sélectionnée par le Maire au vu d'un dossier et d'une offre (point N°2.8 de la note de synthèse du conseil municipal du 2 juillet 
2016). Par mail du 25 juin 2016, j'ai sollicité la communication de cette proposition, en qualité de Conseillère municipale appelée à en délibérer.
Par mail du 28 juin 2016, le secrétariat général de la commune m'indique :

"Bonjour Mme Fournier,

Suite à votre demande par mail du 25 juin 2016 relative à la communication 
de documents dans le cadre du conseil municipal du 2 juillet 2016, et 
notamment votre demande de "copie de la proposition de la société Histoire 
et Patrimoine développement" (point N°2.8 de la note de synthèse),

il vous est proposé une consultation de la proposition "Histoire et 
patrimoine développement" aux heures d'ouverture de la mairie le mercredi 28 
juin et le jeudi 30 juin. Il vous est demandé de bien vouloir contacter le 
secrétariat général pour une prise de RDV.

Cette consultation s'effectuera contre signature d'une attestation de 
consultation.

Il vous est précisé l'interdiction de prendre des photographies, afin de 
préserver la propriété intellectuelle dudit document.

Cordialement

Le secrétariat général
Coralie D- (01.60.74.64-)


Je suis au regret de vous indiquer que ces modalités sont inadmissibles, notamment le fait de m'empêcher de prendre copie du dossier, qui est une atteinte illégale à mes droits et susceptible de vicier la délibération.

A titre général, pour l'ensemble des citoyens, s'agissant d'un document qui fonde une décision administrative, la commission d'accès aux documents  administratifs a indiqué : "la commission rappelle toutefois, s’agissant des droits de propriété intellectuelle qui peuvent être attachés aux documents  administratifs, que leur communication s’effectue, en application de l’article 9 de la loi du 17 juillet 1978,"sous réserve des droits de propriété  littéraire et artistique". Cette dernière disposition n’a ni pour objet, ni pour effet d’empêcher ou de restreindre cette communication, mais se borne à  encadrer l’usage qui pourrait être fait par le demandeur de documents grevés de tels droits." (CADA, Avis 20084340 - Séance du 27/11/2008 maire de Maizières-lès-Metz).

A titre particulier, s'agissant d'un document demandé par un Conseiller municipal, il fait l'objet d'une procédure de communication renforcée, en  application de l'article L2121-13 du code général des collectivités territoriales : "Tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre  de sa fonction, d'être informé des affaires de la commune qui font l'objet d'une délibération".

La Commission d'Accès aux Documents Administratifs a soulignée que s'agissant des pièces préparatoires à une décision administrative : "En l’espèce, elles sont accessibles aux conseillers municipaux sur le fondement de l’article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales et, s’agissant d’éventuels documents couverts par l’un des secrets mentionnés au II de l’article 6 de la loi du 17 juillet 1978, aux « intéressés »." (CADA, Avis 20082716 - Séance du 31/07/2008, maire de Chelles).

Seule la réutilisation est susceptible d'être soumise au code de la propriété intellectuelle, ce qui est hors de propos. J'ajoute que vous ne  vous fondez sur aucune disposition précise pour refuser ma demande. Le refus de prendre copie de ce document est donc irrégulier et constitue un 
obstacle mis à mes fonctions. La seule consultation paraît, en effet une entrave à mon travail.

Je ne peux que vous inviter à reconsidérer votre position et à me communiquer la reproduction du document en question, à moins que vous ne souhaitiez volontairement créer un risque contentieux.

J'attends donc que vous y répondiez précisément.

[...] 
 J'espère que cette fois-ci, vous prendrez en considération toutes mes demandes et que les documents me seront remis avant le conseil municipal du 2 juillet.

 Cordialement,
 Monique Fournier

Conseil municipal du 2/7/2016 : une vidéosurveillance disproportionnée

Vote : contre

Une caméra square Patton (projet) ->

++ Si l'on n'est nullement opposé au principe de la vidéosurveillance, il faut encore une justification concrète de cette grosse dépense : 1,2 M € en 3 ans.

Je constate qu'il n'y a aucun élément concret et statistique justifiant cette dépense d'installation de caméras de surveillance.

L'analyse de sécurité publiée en 2012 et qui fonde l'opération établissait, je n'en refais pas la démonstration, qu'il n'y avait au contraire aucune obligation.

J'aimerais qu'un membre de la majorité se dévoue pour me communiquer ce qu'il aurait lu dans la note de présentation qui expose sur la nécessité réelle de cette opération.

Je note que les données statistiques n'ont pas été actualisées et que la note est muette sur ce point.

J'ai demandé la communication des statistiques sur le sujet : la commue  m'a fourni des statistiques partielles : bref, incapable de faire un point précis sur la question et donc de préciser l'évolution de la délinquance : on se moque du monde.
Je note qu'en faisant la moyenne des statistiques dont on dispose, le taux de délinquance est particulièrement faible.


++ Le coût, lui est fort, puisque cette tranche est de 400.000 € et il y a trois tranches, soit 1.200.000 € ! 
Alors que l'on vient d'augmenter les impôts communaux et intercommunaux !
Il y a aura peut-être des subventions d'Etat ? C'est toujours de l'argent public, le contribuable local ou national paiera : pardon de le dire, mais c'est souvent le même !
Sans compter le fonctionnement (environ 10 % a priori) et la maintenance.


++ Dans la foire aux idées reçues, j'ai des réponses précises.

- la vidéosurveillance pourra prévenir les cambriolages ?

Il s'agit d'une mauvaise réponse à un vrai problème.
La vidéosurveillance ne peut être implantée que pour la surveillance des espaces publics et non des domiciles privés. Par ailleurs, il faudrait couvrir l'ensemble de la Ville et non seulement deux axes de celle-ci.
Que répondra-t-on aux gens qui seront victimes de cambriolage, et qui paieront pour un service qui ne dessert pas leur rue ?

Précisons que lors de la séance du conseil municipal 17 décembre 2012, j'ai eu l'aveu : « non les caméras ne seront efficaces qu'à la marge ». Cela vaut bien le coup de payer tout cela pour pas grand chose.

- La vidéosurveillance est une réussite dans certaines villes

L'argument ne me touche pas : en effet, on doit comparer ce qui est comparable et avant de faire dépenser, il faut respecter un principe de proportionnalité : en l'espèce, les circonstances de temps et de lieu ne sont pas réunis pour justifier ce plan.

- J'ai même entendu certains soutenir que cette vidéosurveillance pourrait prévenir aux attentats à Fontainebleau :

La démagogie n'a pas de limite. Lorsque l'on sait que cela n'a servi à rien dans un aéroport international, il faut comparer ce qui est comparable.

++ Je crois donc qu'il faut être sérieux et arrêter les mesures purement idéologiques pour se consacrer à des mesures plus efficaces pour la défense des Bellifontains.

Je constate surtout que les équipements de protection des immeubles de la Ville sont manquants comme par exemple à l'Eglise : j'ai demandé leur renforcement. J'espère être entendue.

Voir également :
http://monique-fournier.blogspot.com/2012/12/communique-sur-la-video-surveillance.html
http://monique-fournier.blogspot.com/2012/12/conseil-municipal-di-17-decembre-2012.html


Plan des zones couvertes 


samedi 2 juillet 2016

Conseil municipal du 2/7/2016 : Plan Local d'Urbanisme modifié à la ZAC de la gare de Fontainebleau

Visuels du projet présenté le 14 juin 2016 (vues du pont SNCF, rue de la petite vitesse, rue des Yèbles)


On ne peut pas rester indifférent au projet qui concerne l'environnement immédiat de la gare commune à Fontainebleau et Avon. L'avis demandé est donc utile.


Le projet de ZAC de la gare induirait 450 personnes et 390 nouvelles places de stationnement. 
Il procède par la création d'immeubles de forte densité, dont le style ne tient pas compte de l'histoire locale ni de l'accueil du tourisme.
Les espaces publics se bornent à un mini square et une contre allée plantée.

Le dossier communiqué au conseil municipal est très léger, il n'explique pas les choix concernant le projet.

En terme d'urbanisme, le texte n'est pas du tout clair, puisque les secteurs de niveaux différents sont délimités que par référence à des directions géographiques vagues, ce qui fait douter de la légalité même de leur définition.
Ce que l'on constate est le passage d'une hauteur de 21 m à une hauteur maximale de 7 niveaux à partir de l'avenue du Général de Gaulle, ce qui est très haut et risque de boucher la vue. Il y a un dégradé de hauteurs vers le sud, mais cela reste très haut.

Bref, la modification du PLU manque de sérieux concernant les choix d'urbanisme, qui ne sont pas expliqués, ainsi le volet paysager et urbanistique du PLU de cette zone est oublié.

Je rappelle que l'impact de cette ZAC sur la circulation communautaire ne sera pas négligeable alors que la zone est déjà saturée.

Avis défavorable


Plan d'implantation des immeubles

vendredi 17 juin 2016

La voirie : "Opération Rustine"

Dans la continuité de nos études sur la voirie et sa dégradation, nous faisons la publicité des grands travaux de la Ville, "l'Opération Rustine".


Est-ce que nos observations finiraient par porter leurs fruits ?

Voyant l'état de dégradation avancée des chaussées, la municipalité s'est décidée à lancer un programme de "rénovation", notamment rue de France et rue Réné Quinton (où habite d'ailleurs l'adjoint chargé de la voirie, mais cela doit être une coïncidence).

"Rénovation" est un bien grand mot, on devrait plutôt parler de "rustinage".

On notera que certains travaux sont commandités par le CCPF et non la Ville (sans doute du fait des canalisations) et qui expliquerait le caractère non systématique de la réfection.

En effet, loin de traiter le problème notamment par un programme de travaux sur le moyen et le long terme, qui pourrait d'ailleurs bénéficier de subventions (utiles), la majorité préfère boucher les trous, et pas toujours de manière efficace dans le temps. Nous ne disons pas que c'est inutile, mais que cela n'est pas durable, ni d'ailleurs esthétique : l'usure de la chaussée en sort renforcée visuellement.

"Personne ne déchire d'un habit neuf un morceau pour le mettre à un vieil habit; car, il déchire l'habit neuf, et le morceau qu'il en a pris n'est pas assorti au vieux."
Luc 5-36

Il faut faire un état des lieux, systématiquement, programmer à l'avance les travaux, coordonner les différents acteurs du sol (cela permettra de réduire la facture) concerter les riverains, rechercher le financement, et refaire la chaussée et pas seulement des morceaux.



Examinons maintenant les travaux futurs et faits, d'abord les trous de la rue René Quinton (démontrant a fortiori la justesse de nos observations), avant de voir les rebouchages "artistiques" de la rue de France.


Rue René Quinton (travaux à venir)






Rue de France (travaux très récents)

La chaussée présentait des petits effondrements de plusieurs millimètres à quelques centimètres.
On ne voit pas sur les photos, mais c'est très sensible à vélos, il existe une sur-épaisseur (qui on l'espère va se tasser, parce que le ressaut est pénible).

(notez les craquelures qui restent)

Un résultat esthétiquement peu probant :

Terminons pour finir sur des voiries à refaire (et toujours en attente)
ici Boulevard Crevat Durant






La voirie : la suite de notre enquête



Nous continuerons dans nos prochains articles à enquêter sur la voirie dégradée de Fontainebleau.

Il nous est apparu utile, de faire le point sur la question de l'accessibilité au plus grand nombre et de revenir sur certains dysfonctionnements.

ACCESSIBILITE A REVOIR

On rappellera que la Ville doit :

- au fur et à mesure des travaux de renouvellements de voirie, mettre les rues aux normes (trottoir à 1,40m par exemple) ou demander une dérogation (Décret n° 2006-1657 du 21 décembre 2006 relatif à l'accessibilité de la voirie et des espaces publics ; Arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics.) : on en est loin !

- établir un Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des aménagements des Espaces publics (PAVE) (article 45 de la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées) : celui adopté n'en porte que le nom et n'a pas de contenu réel (voir Conseil municipal du 16 septembre 2013 : Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des aménagements des Espaces publics).

Nous citons des extraits des travaux 2015 de l'association mobilité réduite :

"FONTAINEBLEAU 

En ce qui concerne la voirie, pas beaucoup d'informations de la part de la ville

- si ce n'est que deux carrefours à feux, rues grande/Paul Séramy et RN6/ND du Bon Secours (près chapelle Notre Dame du Bon Secours) ont été sonorisés pour les personnes aveugles et malvoyantes. Il faut savoir que ce dernier est hors agglomération, donc hors emprise de la législation obligatoire d'accessibilité. De plus, la traversée et les trottoirs sont totalement impraticables (labourés par les sangliers) C'est endroit n'est fréquenté que par les marcheurs et sportifs en forêt. Voilà de l'argent qui aurait pu être utilisé à mieux escient en centre ville. 

- Nous avons réitéré nos remarques sur les travaux des années antérieures dont on attend toujours les rectificatifs. 

- Pour votre information nous venons de saisir le Défenseur des Droits pour discrimination concernant la rue Saint-Merry, et la rue Guérin et pour lesquelles nous avons déposé en début 2015 des requêtes introductives d'instance auprès du Tribunal administratif de Melun pour réalisation de travaux non conformes à la réglementation en vigueur depuis plus de 8 ans. ".

Ainsi, les travaux exécutés en Septembre 2013, concernant l'abaissement du trottoir pour l'accès aux fauteuils d'handicapés, ont été mal exécutés au 74 et 121 de la rue Saint-Merry et à l'angle des rues Saint-Merry et Guérin. La pente trop forte ne correspond pas à la norme.

QUELQUES AUTRES DYSFONCTIONNEMENTS

Depuis ces dernières années, nous sommes de nombreux Bellifontains à constater la dégradation de la tenue de la ville. La voirie est à l'abandon : trous, pavés disjoints provoquant des chutes, marques au sol effacées qui rendent périlleuses les traversées de rues par les piétons, plots non remplacés, auxquels s'ajoute une carence du nettoyage : tags et affichage sauvage, boîtes aux lettres taguées dont celle située à côté de la porte de l'entrée de la mairie rue Grande etc.

Ainsi, on notera :

- Marques aux sols effacées :
Depuis plusieurs années le marquage au sol de nombreux passages piétons du centre ville souffrent d'un manque d'entretien, ce qui cause un risque pour le piéton : les automobilistes ne peuvent pas voir le marquage au sol comme il convient. 

Exemples : 
- rue de la Chancellerie, le passage piétons, devant la rue du Coq Gris, déjà peu visible de jour, ne l'est absolument pas de nuit, alors que la rue est très fréquentée par les clients des pubs.


- à l'angle des rues Guérin et Saint-Honoré, rues très fréquentées par les scolaires de l'Ecole Sainte-Marie

Et bien d'autres passages piétons sont dans le même état. 

- Plaque d'égout dangereuse :
- certaines plaques d'égouts présentent des trous sur toute la circonférence qui ne sont pas visibles la nuit et constituent un réel piège pour les talons des femmes, provoquant des chutes. Il serait urgent d'agir.
  

mercredi 1 juin 2016

Frédéric Valletoux, six fois rien plus démocrate que Jacques Bompard

On sait que dans sa générosité, le Maire de Fontainebleau a octroyé 400 caractères espaces compris (soit 2,3 tweets à 170 caractères) par Conseiller municipal d'opposition dans le bulletin municipal. Auparavant l'opposition disposait d'une demi-page (2008) et de 2/3 (2005).

Voir : Communiqué du 1er juin 2011 : La place de l'opposition dans le bulletin municipal réduite à … 4.millièmes !

Une décision de Justice récente devrait le faire réfléchir. Lui, qui offre à peine mieux que Jacques Bompard : comment dialoguer avec si peu de caractères ? Comment expliquer des choses complexes de la vie municipale en 2,3 tweets ?
M. Valletoux lui, a un bulletin entier pour s'exprimer : il est vrai que cela tient plus de l'autocélébration que de l'information.
Sans compter qu'il s’octroie une place dans l'espace réservé à opposition !

Encore un effort M. Valletoux si vous voulez être démocrate…

Un demi-tweet pour s'opposer à Jacques Bompard
Le Maire d'Orange n'allouait que 71 signes par élu pour s'exprimer dans le journal municipal. La justice lui demande d'être plus généreux...
PAR MICHEL REVOL
Modifié le 31/05/2016 à 17:42 - Publié le 31/05/2016 à 17:27 | Le Point.fr
Jacques Bompard, Maire (Ligue du Sud) d'Orange Jacques Bompard, Maire (Ligue du Sud) d'Orange © SIPA/ ALAIN ROBERT

« Je ne suis pas d'accord avec la décision du Maire d'Orange Jacques Bompard. » Cette phrase est trop longue. Elle comporte deux signes de trop. Jacques Bompard, Maire d'Orange, avait édicté une règle stricte, et fort peu généreuse : un élu ne disposait que de 71 signes pour s'exprimer dans le journal municipal, soit la moitié d'un tweet. Son propre groupe (Ligue du Sud, extrême droite) pouvait sans doute y trouver son compte, en synthétisant sa pensée : il avait droit, au trébuchet de cette règle, à 2 072 signes grâce à ses vingt-neuf élus. Mais l'opposition devait faire preuve d'une grande qualité de concision : 214 caractères (blancs compris !) pour les trois élus divers gauche, 142 pour les deux conseillers Les Républicains et 71 pour la seule représentante Front de gauche...
Égalité parfaite
Jacques Bompard se défend en expliquant que cette règle garantissait l'égalité parfaite entre chaque membre d'opposition. Sans doute. La justice ne l'a pas entendu de cette oreille. Le tribunal administratif de Nîmes l'a sommé de modifier le règlement « définissant l'espace réservé à l'expression des élus d'opposition sur le bulletin municipal ». Ces conditions empêchent en effet, s'émeut le tribunal, « l'expression des élus minoritaires ». Jacques Bompard n'a pas contesté cette sentence de bon sens. Il a même dit être « tout à fait d'accord pour réévaluer ça ». Peut-être peut-il d'ores et déjà doubler le nombre de caractères alloués à chaque élu ? Ils ne seront pas les premiers à utiliser 140 signes, soit un tweet, pour tenter de résumer leur pensée... 

jeudi 26 mai 2016

Retour sur le Conseil communautaire du 26 mai 2016


Fermeture de la salle des Elections – Office de Tourisme

On constatera que cette mauvaise décision constitue un caprice,  qui commence déjà, sous le principe de la double peine, à coûter au contribuable. Non seulement on ferme une salle, alors que c’est déjà une denrée très rare à Fontainebleau, mais qu’en plus, elle n’est pas compensée.
La maîtrise d'œuvre coûtera 22.500 € HT, plus 1.750 € HT de sécurité de travailleurs, et 3.600 € HT de contrôle technique. En attend mieux...
Rappelons que tout cela coûtera un montant total de 350.000 € minimum.

Voir aussi : un scandale public

Finances

Le Compte Administratif 2015 démontre une vérité que l'on avait hélas pressentie, une dérive anti-communautaire qui dénature totalement le sens de la coopération intercommunale.

L'idée juste est simple : ce qui dépasse réellement le seul intérêt communal doit être communautaire.
L'idée tordue est simple aussi : ce qui coûte trop cher à la commune, on se débarrasse à la communauté : les autres paieront.

On a vu donc fleurir des projets, dont l'utilité communautaire est quasi nulle et qui ne sont en réalité que d'intérêt communal.

Certes, lorsque l'on transfert une politique publique complète comme les sports, il n'y a plus de débat : tout est communautaire, rien n'est communal : il faut donc avoir une stratégie, une vision, un plan des équipements en tenant compte des gros bataillons d'usagers comme des petits. Cela suppose un énorme travail de détail comme de compréhension des usages.

Si l'on conserve les mauvaises méthodes actuelles, le gaspillage déjà éhonté s'aggravera et chaque élu voudra faire de même : on aura une communauté de dépenses et non plus de projets. 
Et on sait qui paiera à la fin !

Mais je ne crois pas être la seule à le dénoncer, beaucoup d'élus responsables se sont rendus compte du risque que la présidence actuelle a laissé pour l'instant se développer.
J'espère donc que bon ordre y sera mis.

Le Grand Parquet, selon certains élus "rapporterait de l'argent" à la Communauté de Communes. La vérité consiste en l'administration d'un démenti cinglant, que mon groupe a établi.


C'est un vrai gouffre ! ->

Le premier fait, c'est que les contribuables bellifontains versent depuis 2009 et verseront ad vitam aeternam, 530 000€ par an à la Communauté de Communes pour le Grand Parquet. Pour la première fois, la majorité municipale admet que le Grand Parquet coûte de l'argent aux bellifontains alors qu'elle l'a toujours nié jusqu'à présent. 
Il semble aujourd'hui plus opportun à la majorité de dire que le Grand Parquet coûte aux bellifontains, plutôt qu'à la Communauté de communes. Y aurait-il un intérêt de vouloir rassurer à tout prix les nouveaux entrants de la CCPF ? Ce double langage en fonction des interlocuteurs, perdure depuis plus de 10 ans, n'est pas acceptable.

Le déficit du Grand Parquet pour la Communauté de Communes se compose d'une subvention de fonctionnement de  507 789 € en 2015 (483 000€ en 2014) avec un remboursement d'emprunt de 348 946 € en 2015. 
Il ne s'agit pas de "faire peur" à quiconque, mais de dire la vérité, pratique peu coutumière de la majorité municipale.

Ajoutons également qu'au moment des travaux en 2011, le Président Valletoux avait commandé à KPMG une étude de rentabilité à venir. L'objectif à tenir était d'atteindre 120 000€ de déficit cumulé en 2014. Force est de constater que nous en sommes très très loin.

La pépinière, qui je le rappelle, ne fait l'objet d'aucun bilan sur les retombées concrètes de son fonctionnement. 

Mise à disposition des services d'urbanisme de la Communauté de communes

Depuis le départ du chef de service de l'urbanisme de la Ville de Fontainebleau, le service tourne au ralenti : les administrés qui pouvaient venir sans rendez-vous doivent attendre parfois 10 jours, l'affichage de déclarations et décisions d'urbanisme a été interrompu, les contrôles, déjà faibles se sont ralentis.

Au lieu de recruter un spécialiste, affecté uniquement à la commune et dont notre Ville d'art et d'histoire a désespérément besoin pour avoir une application fine en matière d'architecture, de patrimoine et de paysage, ce sont les services de la Communauté de communes qui seront mis à disposition. 

Ce n'est évidemment pas la qualité du personnel que nous pointons, mais surtout l'insuffisance de moyens affectés à une mission importante. Elle est hélas, trop souvent négligée et le patrimoine de la ville est dégradé par des choix douteux, qui rabaisse la qualité architecturale que l'on est en droit d'attendre.
Le recrutement d'un architecte-urbanisme ne serait pas un luxe, mais une nécessité. Non seulement pour le droit de sols, mais encore pour conseiller la Ville en matière de mobiliers urbains et plus généralement, la voirie qui reste maltraitée.

Pire, on apprend incidemment que la Ville pourrait abandonner la compétence "instruction des permis" au profit de la Communauté de communes élargie à plus de 20 communes.
On ne peut pas être d'accord pour traiter par dessus la jambe cette fonction si sensible ! La ville se doit de la conserver et même de la développer.