mardi 27 décembre 2011

Enseignement supérieur : l'ESIGETEL s'en va,… et alors?

- ENCORE UNE MAUVAISE NOUVELLE QUI CONFIRME L'ABSENCE DE POLITIQUE TERRITORIALE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
- QUELQUES PISTES POUR NE PAS EN RESTER LA !


Voir l'article de la République 
du 12 décembre 2011 
(Cliquez pour agrandir) ->



Départ de l'ESIGETEL dans le silence municipal

Certains qui connaissent bien le territoire du sud Ile-de-France et qui réfléchissent à son avenir l'avaient prédits : c'est donc officiel : l'ESIGETEL s'en va du Campus Barthélemy de Laffemas (par exemples, l'association Pôle Sud Paris présidée par Denis Oulès : http://www.polesud77.asso.fr/pages/Scenarios-Fiction-3.pdf : bien vu ! ou encore le conseiller municipal Didier Drouin qui avait dénoncé en conseil municipal la programmation du départ de l'ESIGETEL et s'était fait accuser publiquement d'attitude négative et d'avoir prêté l'oreille à des rumeurs, par le Maire et l'ancien adjoint Houssay).

L’ESIGETEL ou Ecole Supérieure d’Ingénieurs en Informatique et Génie des Télécommunications  est une école d’ingénieurs qui a formé, ce jour, plus de 1.600 ingénieurs destinés à occuper des fonctions d’ingénieur de recherche et de développement dans les domaines des sciences et technologies, de l’information et de la communication évoluant vers des postes à responsabilités ou d’expertise. Elle a été créée initialement pour répondre aux besoins croissants des entreprises en ingénieurs spécialisés dans les réseaux informatiques.
Son départ est lié à une transformation de son statut (lié autrefois à la Chambre de Commerce et d'Industrie) qui a permis un rapprochement avec l'EFFREI.

Le président de l'ESIGETEL, M. Guy Roussel, avait pourtant été chargé par le maire de Fontainebleau de rendre un rapport sur l'enseignement supérieur dans le sud Seine-et-Marne.
Le Maire écrivait alors le 6 mars 2007 sur son site de campagne : " l’Esigetel est une des pierres angulaires de l’offre de formation supérieure sur notre territoire. Cette offre là, il faut la faire fructifier. Je souhaite ainsi profiter des opportunités foncières pour faire demain de Fontainebleau une ville beaucoup plus tournée vers l’enseignement supérieur. Et cela, en partenariat avec les autres grandes villes du sud Seine-et-Marne, Melun et Montereau. C’est le sens de la mission qu’avec Jean-Claude Mignon et Yves Jego nous avons confié à Guy Roussel."
Lancé en grandes pompes et avec l'appui du conseil municipal du 8 février 2007 (voir la note de synthèse, à lire et relire, ...), ce rapport n'a finalement jamais été rendu public (en tout cas pas au Conseil). C'était il y a 5 ans, …

Notons que M. Guy Roussel est également président de l'association para administrative "Pays de Fontainebleau entreprises" qui agit en complément de la pépinière d'entreprise, grâce à des fonds publics.

M. Guy Roussel est en effet connu comme un proche de M. Valletoux (il figurait dans "le comité de soutien aux candidatures de Frédéric Valletoux", lors des élections de 2008 : http://web.archive.org/web/20080305052210/http://www.valletoux2008.com/pages/soutien.html) ce qui expliquerait finalement le silence gêné du maire de Fontainebleau sur le sujet.
On aurait attendu une autre réaction de d'un Maire qui devrait défendre son territoire, ...

Jusqu'à présent l'attitude de la majorité a été largement passive, se contentant de verser une subvention (la Communauté de Communes Fontainebleau - Avon a octroyé à l’ESIGETEL une subvention d’un montant de 23 000 € par délibération du 14 mai 2009, 20.000 € en 2010), a envoyé un délégué aux assemblées générales (la municipalité savait donc ce qui se tramait) et a délégué le sujet à M. Frédéric Houssay (poste dont nous avons déjà traité : Conseil municipal du 7 février 2011 : Un adjoint démissionne, ...).


Pour une politique d'enseignement supérieur

A Fontainebleau commence donc la "diagonale du vide" universitaire à l'est et au sud. N'est-il pas temps de redresser la barre ? Il est tout de même incroyable que ces risques de désertification, connus par les édiles de la majorité, aient été totalement occultés.
Seul point positif dans ce paysage lunaire pour l'enseignement supérieur, l'installation d'une licence de gestion éco patrimonial de l'immobilier à l'IUT de Fontainebleau sous l'égide de la faculté de droit, l'Université Paris Est.

Il faut donc réagir : voici des propositions :

1° -  Créer un pilotage et en finir avec l'intercommunalité du chacun pour soi :
- c'est le pilotage et la stratégie qui font défaut : face à l'absence du politique, on n'est plus maître de notre destin universitaire ;
- les intercommunalités sont compétentes en matière d'action économique : l'un des facteurs premiers de cette déshérence de la formation supérieure, c'est l'absence de visibilité du territoire et sa fragmentation ; au lieu de rechercher des convergences, chaque communauté de communes a sa propre politique, sa propre zone d'activités, ce qui crée une fausse concurrence ;
- non seulement il faut une union sur le sujet, mais encore l'étendre aux départements voisins qui peuvent avoir les mêmes problèmes que nous ;

2° -  Faire une enquête sur les demandes et les offres :
-  Disposer d'informations sur les orientations que prennent après bac, les enfants de notre région (au sens large, c'est à dire en incluant ceux qui peuvent venir de Montargis ou de l'Yonne). 
- Faire une enquête auprès des entreprises du secteur et celles qui souhaiteraient s'implanter dans la région pour connaître leur besoin en diplômés
Ce serait un moyen de jumeler l'offre et la demande en créant des établissements proches des étudiants et des entreprises, qui ne chercheront plus à Paris ce qu'il y a sur place. Cette étude peut-être réalisée avec les grands établissements, la chambre de commerce (qui nous doit bien cela) mais aussi l'OCDE qui lance une étude sur "L’enseignement supérieur et le développement des villes et des espaces régionaux"  http://www.oecd.org/dataoecd/22/45/43371468.pdf).

3° S'assurer que l'on peut proposer du foncier aux établissements :
 - les terrains militaires serviraient mieux la cause du Sud Seine et Marne en étant affectés à une cité universitaire complète (allant des salles de cours, aux bibliothèques et surtout aux logements étudiants) plutôt qu'à la spéculation.

Tout cela, c'est du bon sens et ce n'est pas suffisant sans effort financier : encore faut-il vouloir se lancer dans cette démarche.

Un autre article du 4 juillet 2011 (avez la prédiction du président d'ALDEA Systems, M. Emmanuel Roussel, homonyme sans aucun rapport avec Guy Roussel) : Cliquez pour agrandir :

mardi 13 décembre 2011

Conseil municipal du 12 décembre 2011 : vote du budget primitif pour 2012

UN BUDGET ORDINAIRE AVEC QUELQUES TIMIDES AVANCEES : LES PROPOSITIONS DE LA MINORITE RESTENT A PRENDRE EN CONSIDERATION


(tel que prononcé au conseil municipal)


Je n'ai pas à ma disposition une administration et deux directeurs de cabinet pour chiffrer des projets qui devraient pourtant faire l'objet d'études sérieuses. Mais, je rappelle que ce que je propose sont des investissements de bon sens et la plupart du temps obligatoires. Cela pour répondre à M. Durand (conseiller municipal remplaçant M. Colombier) qui m'en avait fait réflexion lors du dernier conseil.

Le véritable débat porte donc sur la différence entre nos propositions tournées vers les Bellifontains et votre programme axé d'abord sur votre ambition personnelle.

I.

Une remarque générale sur la question de l'intercommunalité et de nos finances.

Certains  voient dans l'intercommunalité une piste pour faire des économies Ou  trouver un meilleur service.
Toutes sortes de transferts ont été envisagés : les voiries, la culture, les bibliothèques, le stade, …

Cela ne peut se faire à mon sens que si l'on étudie précisément le fonctionnement de nos services et que l'on définit les prestations attendues par nos concitoyens. Sans cette réflexion en amont, on risque d'avoir des déconvenues.

Un exemple simple : le Grand Parquet.
Depuis son transfert, la ville doit payer à la Communauté de Communes la charge qu'elle lui a donnée. Le problème c'est que l'argent pour faire les grands travaux de réfection du Grand Parquet, on ne l'avait pas dès le départ. En effet, pour la ville, il s'agissait d'une dépense nouvelle.

Bref, les contribuables doivent payer chaque année cette somme en plus et à vie.
On a certes une revoyure en cours pour réaménager ce coût, mais il aurait fallu réfléchir à ce transfert
 bien avant la conception de l'équipement  et surtout avec une stratégie économique qui en équilibre la charge.

Alors maintenant, vous faites une étude économique : mais n'est ce pas justifier a posteriori une erreur ?  Le plus important pour vous étant d'être visible !

Je mets donc en garde ceux qui seraient tentés par l'aventure des transferts intercommunaux :
cela se prépare, cela se calcule, bref, cela ne s'improvise pas.

II. 

Passons maintenant aux investissements en particulier :

- la Bibliothèque,
dont les travaux ont été annulés en 2005 puis en 2008 et qui reste sous bâche avec des risques pour le personnel et le public, comme au Centre d'Orientation (Communiqué du 23 novembre 2011 : Bibliothèque-médiathèque : L’intercommunalité n'est qu'un prétexte pour gagner du temps :
Mais enfin on nous dit que : je cite le rapport du budget :





On progresse enfin, alors que rien n'empêchait de la faire plus tôt, bien plus tôt.


- Pareil pour l'Eglise, pour lequel un effort va peut-être être fait, alors que ce n'est pas la première fois que je réclame des travaux (esthétique et sécurité)

Fissure dans un arc du Narthex droit
 (entrée de l'Eglise) ->

Les projets qui sont normalement urgents viennent donc plus doucement que certaines opérations médiatiques.

- la requalification urbaine et plus généralement la voirie  :
La majorité actuelle se rend enfin compte de la difficulté, après avoir engagé une opération tapageuse et médiatique, alors qu'il était plus simple et plus efficace de faire une planification financière et technique des travaux de voirie avec un cahier des charges sérieux et protecteur du patrimoine.

Je cite toujours le rapport :
"Compte tenu de la conjoncture économique, des problématiques de financement à moyen […] le planning prévisionnel est actuellement en cours de révision".

Cela confirme bien non seulement la justesse de nos appréhensions sur votre projet et la crédibilité de notre projet.

- la société publique locale d'aménagement des terrains militaires (SPL) :
une opération spéculative et antidémocratique :

M. Valletoux, président de la Communauté de Communes refuse de rendre public les procès-verbaux de la société d'économie mixte de la Butte-Montceau.
Désormais grâce à cette information, on sait qu'il en sera de même avec la SPL, bâtie sur le même modèle.

Pareil, les études préalables de bétonnage dont vous vous faites l'écho ne sont jamais communiquées aux élus de la population, et l'on ne peut discuter réellement des objectifs.
 Il y a eu une réunion au Théâtre : et après plus rien. C'est le niveau zéro de la concertation.

Je le dis tout net : c'est volontairement que l'on crée une machine opaque au service du bétonnage et de la spéculation, au bon soin de gens qui n'auront aucun compte à rendre.

Les Bellifontains le paieront en terme de services publics nouveaux à payer et en terme de perte de qualité de vie.


En conclusion, ce budget que vous proposez, reste malheureusement en dehors des préoccupations de nos concitoyens; à part quelques timides avancées sur des services publics comme la bibliothèque ou encore le patrimoine avec l'Eglise, en espérant que cela se réalise, on n'est pas à l'abri encore d'un effet d'annonce : on attend des résultats, on ne croit que ce que l'on voit.
Je note que ces avancés si elles se réalisent sont réclamées et proposées par l'opposition depuis longtemps.

Vos autres choix budgétaires le confirment : on n'investit pas dans le bon sens.

Votre dynamique est essoufflée, car il ne repose pas sur le service aux Bellifontains, mais sur l'apparence et les effets d'annonce.

Je voterai donc contre votre budget.

Conseil municipal du 12 décembre 2011 : entrée dans le capital des Foyers de Seine et Marne et désignation d'un représentant

LE GRAND SILENCE DE MME MACHERY, DELEGUEE DE LA VILLE AUX FOYERS DE SEINE ET MARNE : A QUAND LA TRANSPARENCE ?

(tel que prononcé au conseil municipal)

La majorité a décidé de mettre la Ville sous la coupe d'un seul gestionnaire des logements sociaux, a fortiori privé. 

Ma question porte sur la transparence. 
Elle est adressée directement à Mme Machery  pressentie par la majorité actuelle et que l'on nous joue à la carte forcée, puisqu'elle a déjà été cooptée par les Foyers de Seine et Marne.  

A partir du moment où la ville sera membre de cet organisme et qu'elle vous y envoie comme déléguée, 
quelle sera l'information, que vous en tant que déléguée, vous nous apporterez sur les décisions prises par cet organisme ?

Ne nous répondez pas que l'on n'aura pas le droit à l'information.

J'ai bien lu le projet de délibération :

Cela signifie que vous serez appelée au nom de la Ville à défendre des positions concernant beaucoup de nos concitoyens. 
Il paraît normal que ces positions soient rendues publiques.

Je voudrais savoir, Mme Machery, si vous avez conscience que tous les documents  qui sont rattachables à une mission de service public même exercée par une SA d'HLM sont communicables au public.

J'attends une réponse précise de votre part.

Réponse : pas de réponse de Mme Machery.


Question orale du 12 décembre 2011 : Entretien de la Halle du marché Saint-Louis

(tel que prononcé au conseil municipal)

La Halle du Marché mérite une hygiène irréprochable : c'est ce que rappelle le règlement municipal du 1er janvier 2010.
Il n'a cependant échappé à personne, outre la présence de certains animaux pourtant interdits, que le plafond de la Halle est constellé de moisissures qui ont trouvé là, un milieu de culture idéal, notamment sous les éclairages.

La loi est claire sur ce point.  L'article 3 de l'Arrêté du 9 mai 1995 réglementant l'hygiène des aliments remis directement au consommateur précise que : "1. Les locaux […] doivent être propres et en bon état d'entretien. Ils ne doivent pas entraîner, par les activités qui s'y exercent, un risque de contamination des aliments. 2. Par leur conception, leurs dimensions, leur construction et leur agencement, ces locaux doivent permettre la mise en œuvre de bonnes pratiques d'hygiène, et notamment […] : b) Pouvoir être nettoyés et/ou désinfectés de manière efficace ;".

Quelque soit le devenir de cette halle en béton, qui assure en principe correctement sa fonction, il nous paraît qu'un peu plus d'entretien est nécessaire, soit par lavage régulier, soit par un traitement de surface plus en profondeur (passage à la chaux, par exemple : ce qui rendrait aussi le plafond plus lumineux).

Je vous demande donc quelles solutions vous envisagez pour résoudre cette question d'hygiène élémentaire.


PS : Le maire m'a indiqué que le nettoyage était fait régulièrement (voir les photos qui le démentent) et qu'il n'allait pas entamer des frais car la Halle allait être démolie dans les 18 mois (!)
A suivre donc, ....



mercredi 7 décembre 2011

Fermeture de la permanence de soins de Fontainebleau : un coup très dur au Sud Seine et Marne

LE MAIRE DE FONTAINEBLEAU SIEGE A LA FEDERATION HOSPITALIERE DE FRANCE AU NOM DE LA VILLE: A QUOI CELA SERT IL ?

Voir également l'article de la République (cliquez pour mieux voir)

"Cette décision a été prise aux dépens de l’hôpital de Fontainebleau, qui va perdre son service de nuit, s’alarme Amélie Gauthier, infirmière anesthésiste.  Cela va se traduire par une prise en charge plus tardive de certains patients et donc un risque accru pour leur santé." 
(Le Parisien, 1er novembre 2011, article de Joffrey Vovos).

Preuve de l'incapacité de M. Valletoux, Président de l'Hôpital, d'avoir une politique et une transparence dans la gestion hospitalière, le Sud Seine et Marne a donc perdu  la chirurgie de nuit  sur décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS), laissant encore un peu plus estropié notre hôpital. On sera donc obligé d'aller à Melun.
Malgré sa qualité revendiquée à tout bout de champ de Président des Fédérations Hospitalières De France et d'Ile de France, le maire de Fontainebleau n'est pas arrivé à convaincre l'Agence Régionale de Santé de sauvegarder la continuité du service public hospitalier. 
Le pathétique communiqué du Maire ne trompe personne : "Au départ, l’ARS souhaitait proposer que ne soit retenu qu’un seul site par département. La Fédération hospitalière d’Ile-de-France s’était alors fait l’écho de l’inquiétude immense engendrée par cette proposition chez les professionnels de santé et les patients. Je me félicite que nos revendications aient été entendues". Bravo en effet, surtout lorsque l'épreuve des faits montre le contraire (ma collègue, Mme Sarkissian l'avait déjà indiqué sur son blog : Fermer la permanence de soins chirurgicale de Fontainebleau c’est programmer l’extinction de la chirurgie publique dans le sud Seine-et-Marne). 
La technique est connue : une grande menace, un tollé permettant de sauver la face, et finalement la réduction de services voulue passe presque comme un bienfait.

Le public a le droit de comprendre comment l'équilibre entre sa santé et les problèmes d'argent est fixé. Je propose que les autorités responsables communiquent sur le sujet les vrais chiffres et motifs justifiant cette atteinte et qu'elles indiquent si les économies réalisées vont profiter aux patients ou plutôt à des établissements privés. Car, fermer un service c'est déstabiliser le fonctionnement de l'établissement public, altérer la confiance du public et aggraver encore la fuite vers Paris.

Si des efforts peuvent toujours être trouvés, il y a des limites au tolérable. Il serait temps en effet de faire une opération vérité sur les besoins et les moyens de l'hospitalisation du Sud Seine et Marne. Alors, les élus du Sud Seine et Marne pourraient se fédérer pour défendre les intérêts des malades et des futurs patients. 

Au lieu de choisir la transparence et la confiance, M. Valletoux a préféré construire un système de gestion excluant non seulement les élus mais encore les habitants. Il a opté dans le secret pour une opération public-privé qui pourrait se révéler à haut risque.


Pour en savoir plus, notre article sur le sujet : Le partenariat public-privé et hôpital-clinique en question.






Carte : source Le Parisien.

lundi 5 décembre 2011

Orientations budgétaires 2012 : perspectives inquiétantes

La République de Seine et Marne du 5 décembre 2011
(Cliquez pour mieux voir)

Législatives 2012 : Monique Fournier soutient Valérie Lacroute et Didier Julia

Communiqué de presse

Monique Fournier : "La candidature aux législatives de Valérie Lacroute et de Didier Julia, est une chance pour le Pays de Fontainebleau : nous la soutenons de toutes nos forces. 
Les qualités du maire de Nemours font d'elle la candidate naturelle pour la Députation. 
La candidature du Maire de Fontainebleau ne serait pas légitime dans un contexte où l'union doit-être recherchée. Celui-ci a brigué de trop nombreuses charges politiques pour toutes les assumer avec la sérénité et le sérieux nécessaires (voir le lien : sur ses différentes "casquettes", ...). 
Les Bellifontains attendent d'abord une bonne gestion du patrimoine et des services publics à Fontainebleau". 

Bruno Grandjean : "Nous souhaitons réagir aux annonces de candidature pour les prochaines législatives. La candidature de Valérie LACROUTE et Didier JULIA est une chance pour Fontainebleau : les finances de la ville sont au plus mal,  son patrimoine est menacé, la Communauté de communes au point mort, les urgences de nuit ne seront plus assurées correctement dans notre hôpital, faut-il continuer cette fuite en avant ? Nous représentons le 1/3 des bellifontains et souhaitons que Valérie LACROUTE qui – elle – a fait ses preuves nous représente aux prochaines élections législatives en 2012."


Pour en savoir plus : le site de Valérie Lacroute

Débat orientation budgétaire du 14 novembre 2011 : Compte-rendu de la République du 5 décembre 2011

Question écrite n°5 du 21 novembre 2011 : entretien du cimetière


Cliquez pour mieux voir ->

Question écrite
Entretien du cimetière

<< Monsieur le Maire,

J'ai été saisi à plusieurs reprises de plaintes concernant l'entretien du cimetière qui laisserait en ce qui concerne les cheminements particulièrement à désirer. Ayant reçu plusieurs photographies précises, que je tiens à votre disposition, concernant ce défaut d'entretien, je me suis rendu sur place et j'ai bien en effet constater que certaines allées et inter-tombes sont laissées à l'abandon et à l'envahissement des herbes folles, alors même qu'il existe des solutions écologiques à ce problème récurrent.

Je vous rappelle que l’entretien des cimetières fait partie des dépenses obligatoires incombant aux communes   en application de l'article L. 2321-2-14° du code général des collectivités territoriales.

Cela doit être mis en relation envers les obligations que nous avons envers les usagers du cimetière et le respect dû aux défunts. Je note en outre que les tarifs des concessions perpétuelles ont doublé entre 2005 et 2011 (passant de 4200 € à 8198 €) et que les produits de redevances représentent une moyenne de 51 % des dépenses de fonctionnement et d'investissement, et 92 % des seules dépenses de fonctionnement du service (moyenne 2005-2010 de la fonction 026).

Alors que le cimetière de Fontainebleau est cité en exemple dans les fiches techniques du département de Seine et Marne (octobre 2011), je vous prie de m'indiquer quelles mesures vous envisagez de prendre pour restituer au cimetière son aspect normal.

En vous remerciant d'avance, je vous rappelle par ailleurs que plusieurs de mes questions écrites sont toujours pendantes. >>

Monique Fournier.

350 ans pour l'Eglise Saint Louis !


Dimanche 27 novembre, la paroisse de Fontainebleau a fêté son 350 ème anniversaire en l'Eglise Saint-Louis, en présence du Vicaire Général.

Très belle messe suivie d'une exposition sur l'histoire de cette église, organisée par Roseline Hieroltz.





jeudi 1 décembre 2011

LA FUITE EN AVANT DES PROJETS FOUS !


(extrait du Bulletin municipal novembre-décembre 2011, p. 23)


La majorité vit dans le court terme, mais nous lance des projets coûteux pour faire du bruit médiatique : c’est de la cavalerie ! Comme pour les emprunts risqués (Dexia), elle pense que les autres paieront.

Grand parquet : 14 M € sans perspective économique ;

Requalification urbaine : 35 M € à payer ;

Densification urbaine : les projets mégalomaniaques sur 20 % de la ville (terrains militaires) présentés sous couvert du développement durable ne trompent personne. 
Qui paiera les services publics à créer ? 
Qui gagnera de l’argent dans cette opération géante de
spéculation ? La Ville est déjà pourtant saturée.

Arrêtons d’oublier les Bellifontains, qui sont abreuvés de propagande mais jamais consultés.

Bruno Grandjean (www.brunograndjean.fr), 
Monique Fournier (http://monique-fournier.blogspot.com)
Elisabeth Derouard

lundi 28 novembre 2011

Communiqué du 23 novembre 2011 : Bibliothèque-médiathèque : L’intercommunalité n'est qu'un prétexte pour gagner du temps

Transmis à la République de Seine et Marne, le 23 novembre 2011.
Deux bâtiments, deux bibliothèques : Avon et Fontainebleau

- LES TRAVAUX DE LA BIBLIOTHEQUE SONT PRIORITAIRES, INTERCOMMUNALE OU PAS : LE MAIRE DE FONTAINEBLEAU LES A BLOQUES JUSQU'A PRESENT
- RENDRE INTERCOMMUNALE LA BIBLIOTHEQUE-MEDIATHEQUE : IL FAUDRA CHOISIR UN SITE COMMUN OU DEUX SITES : LE PUBLIC EST IL VRAIMENT D'ACCORD ?
- LA REFLEXION INTERCOMMUNALE EST PLUS GENERALEMENT EN PANNE : ELLE SERT SURTOUT DE CAISSE SANS COHERENCE

Dans l'article du 21 novembre de la République (p. 14), Le maire de Fontainebleau explique qu'il a attendu un projet intercommunal pour la bibliothèque médiathèque, l'accord avec Avon n'étant pas venu; cela aurait retardé les travaux nécessaires.

C'est l'occasion pour nous de faire la vérité sur ce dossier et plus généralement sur la question intercommunale.

Article du 21 novembre 2011 (cliquez pour mieux voir) :

DES TRAVAUX URGENTS DIFFERES PAR LA MUNICIPALITE VALLETOUX

Là où nous sommes d'accord avec le Maire de Fontainebleau, c'est qu'il est temps enfin de passer à l'action. L'intercommunalité ne doit pas être le prétexte à l'inaction.
Rappelons les faits et seulement les faits, plutôt que les intentions.

Le Conseil municipal Nizart avait adopté le 23 juin 2005 un programme de restauration de la bibliothèque municipale pour un montant de 200.000 € HT. Un crédit de 100.000 € avait été inscrit au budget 2005.

Vote du projet en 2005 (cliquez pour mieux voir) :
Mais à son arrivée, en Octobre 2005, M. Valletoux paralysa le budget du projet.
Pour autant, la reprise du dossier a été brièvement envisagée, une demande de subvention effectuée pour des travaux en 2007.

Cependant, le 14 novembre 2007, le Maire a résilié les marchés de maîtrise d’œuvre pour la remise en état des couvertures de la bibliothèque municipale au motif que : "la ville envisage de redéployer la bibliothèque vers un autre bâtiment et ne souhaite plus entreprendre les travaux". Ce prétexte a fait perdre trois ans.

Abandon du projet par M. Valletoux (cliquez pour mieux voir) :

A compter de 2008, alors que la Bibliothèque était à moitié fermée et sous des bâches, le projet n'a plus jamais été remis à l'ordre du jour.

Que l'on réfléchisse à une fusion avec le Musée Napoléonien, à une médiathèque ou toute autre solution avec la communauté de communes, pourquoi pas ? Mais les travaux de clos et couverts de la Bibliothèque n'avaient pas à attendre, car ils sont nécessaires quelque soit l'option choisie !

C'est donc délibérément que M. Valletoux a décidé de ne pas faire ce pourquoi il a été élu par les Bellifontains : assurer le fonctionnement normal des services publics.

Les crédits ont vraisemblablement été utilisés à d'autres tâches, sans doute de communication, jugées plus urgentes par lui. Ce n'est donc pas la faute d'Avon si on a laissé "pourrir" la couverture de la Bibliothèque, et du Centre d'Information et d'Orientation qui y est hébergé.

La bibliothèque bâchée 
depuis février 2008 ->

L'INTERCOMMUNALITE EN MATIERE CULTURELLE

Plus généralement, l'accroissement des compétences communautaires est loin d'être une solution absolue à tous les problèmes.

La première question que l'on doit se poser c'est de savoir si le choix de l'intercommunalité permettrait d'apporter un meilleur service soit par des économies d'échelle, soit par des mutualisations. 
La réponse, sans étude préalable : c'est un mensonge ou au mieux un pari politique.

La seconde question c'est celle du niveau de service pour les citoyens. Vouloir une médiathèque intercommunale, c'est aussi poser le problème d'un établissement unique ou pour chaque commune. C'est le choix de la proximité ou de l’éloignement : la municipalité actuelle n'y a visiblement pas réfléchi.

Pour des choix aussi graves, alors que le public est attaché à une bibliothèque dans sa ville, proche de lui, un tel changement s'il était envisagé, devrait faire l'objet d'une consultation de la population.

L'INTERCOMMUNALITE INSTRUMENTALISEE PAR VALLETOUX

Je pense que plus généralement M. Valletoux se sert de l'intercommunalité comme d'une caisse, d'où il tire pour ses projets les plus médiatiques et coûteux, servant d'abord sa personne.

Sa méthode a déjà été utilisée pour des prétextes techniques ou économiques réels ou inventés :

-  Grand Parquet transféré sans stratégie ni économie d'échelle (témoin le rapport effectué récemment sur cette question, plus d'un an après le transfert),

-  tentative de transfert des Gares routières "scolaires", normalement du ressort du Conseil général, le transfert n'apportant rien  (Fontainebleau pouvait le faire tout de suite : voir nos articles sur la question : Conseil municipal du 4 juillet 2011 ; Gares routières scolaires; ),

-  Stade de Fontainebleau encalminé et que le transfert éventuel ne sauvera pas, s'il n'est pas accompagné d'une politique transparente et efficace.

Les raisons de mésentente avec la municipalité avonnaise ne sont pas un prétexte sérieux pour éluder les graves responsabilités de la majorité bellifontaine actuelle.

Les citoyens de Fontainebleau et d'Avon doivent comprendre, que depuis la réforme de la taxe professionnelle, la communauté de communes perçoit directement une part de leurs impôts locaux : ils sont donc en première ligne en cas de mauvaise gestion de celle-ci (notre article sur la question : L'impôt nouveau est arrivé).

Article du 28 novembre 2011 rendant compte de ce communiqué (cliquez pour mieux voir ) :

vendredi 25 novembre 2011

Et si l'on rétablissait la fête de la Sainte Catherine ?


La Foire aux Bestiaux devant le Château en 1926 
(cliquez pour voir l'image stéréoscopique)

Aujourd'hui 25 novembre, c'est la Sainte Catherine. Bonnes fêtes à toutes les Catherines !

Traditionnellement à Fontainebleau, le lundi suivant la Sainte Catherine, le jour était férié, les écoles avaient congés.

C'était l'occasion autrefois d'une Foire aux Bestiaux de trois jours (on en retrouve la trace avec la rue du Champ de Foire devenue rue Henri Dunant), l'autre foire étant à la Trinité.
Plus récemment, évidemment, on fermait la rue Grande, les commerçants et les marchands forains faisaient l'animation de notre belle Ville.

Alors que l'on recherche des fêtes populaires de bon aloi, pourquoi ne pas rétablir la Sainte Catherine, fête du patrimoine bellifontain s'il en est ?

lundi 21 novembre 2011

Motion pour la création d'un tribunal pour enfants et le renforcement du Tribunal de Fontainebleau

Lundi 14 novembre 2011 au soir, le Conseil municipal a repris l'initiative de M. le député Julia (lettre du même jour, ci après) en votant une motion tendant à la création d’un Tribunal pour Enfants à Fontainebleau et plus généralement à accompagner le Tribunal de Grande Instance vers un meilleur accueil des justiciables.

Il s'agirait de procéder à la restructuration de l’ancienne maison d’arrêt attenante au Palais de Justice aux fins du Tribunal pour accueillir le Tribunal pour enfants, le Conseil des Prud’hommes et pour permettre de faire face à l’accroissement de l’activité tant pénale que civile de la juridiction et la création de postes de Magistrats et de Greffiers supplémentaires pour permettre de faire face à l’accroissement de l’activité du Tribunal.

Cette motion est soutenue par le Barreau de Fontainebleau.

Il est bien évident que cette restructuration devra préserver le Haut-lieu de Mémoire pour la Résistance que représente la Prison, question d'importance pour l'Histoire de Fontainebleau, comme l'ont soulignée plusieurs de mes collègues, dont notamment MM. Drouin et Junguenet.


Lettre de M. Julia à M. le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.


Salon du chocolat de Nemours - 19 novembre 2011

de gauche à droite : Louise Tisserand (conseillère d'Avon), Jean-Pierre Le Poulain (Maire d'Avon), Valérie Lacroute (Maire de Nemours), Monique Fournier, Béatrice d'Ornano (adjointe à la culture d'Avon) 


Je me suis rendue à Nemours samedi 19 novembre au salon du chocolat et des gourmandises, à l'invitation de Valérie Lacroute, Maire de Nemours et de Daniel Jambu, Président du Rotary Club de Nemours, en présence du Député Didier Julia et de nombreux Maires de la région.

Nous avons pu rencontrer à cette occasion, des producteurs locaux, partenaires des menus du terroir.

C'était également l'occasion pour Alain Trampoglieri, Secrétaire général des "Marianne d'or" de remettre à Valérie Lacroute, le prix de la  "Marianne d'or 2011 du développement durable".
  
 de gauche à droite : Alain Trampoglieri, Valérie Lacroute, Daniel Jambu, (Président du Rotary) et M. le Député Didier Julia



Bref, une belle journée au bénéfice des enfants malades, une réussite à l'actif du Rotary Club et de la Commune de Nemours.

mercredi 16 novembre 2011

Conseil municipal du 14 novembre 2011 : Débat d'orientation budgétaire

Le premier sujet portera sur les perspectives d'urbanisme qu'aborde la note du débat d'orientation et qui me paraissent très inquiétantes. 
Je ferai ensuite quelques réflexions et propositions concrètes sur la question des services publics.


Avant de commencer une petite observation.


Le document support du débat est très peu complet, on dirait, comme l'a fait remarquer un conseiller municipal en commission « un copier-coller actualisé de l'année dernière ». Tout est fait pour empêcher l'opposition de faire son travail de contre-propositions.



Mais le plus scandaleux est sans doute de découvrir dans la presse plus d'information (LRSM du 14/11/2011 p. 12). Ainsi, on reparle enfin de la Bibliothèque, 350.000 € pour sa réfection. 
Ce chiffre n'est pas dans la note du DOB, preuve que la majorité l'a sorti en dernière minute. Comme quoi il n'est jamais trop tard pour bien faire et pour lire ma lettre d'information de ce mois, où je réclame justement ces travaux, …











I. Urbanisme

L'aménagement des terrains militaires a une grande importance non seulement du point de vue de la qualité de vie des Bellifontains mais aussi pour son impact budgétaire futur. 
La méthode choisie par MM. Valletoux et Laprée est préoccupante, du fait des risques de dérapage financier et démocratique.

Nous sommes extrêmement défavorables à la création d'une société publique d'aménagement. 

Pour trois raisons :

1°) - du point de vue institutionnel : le caractère presque occulte des opérations qui seraient décidées par cet organisme.

Je propose donc que le Conseil municipal garde le contrôle du début à la fin plutôt que de recourir à des sociétés qui font écran avec la population.

2°) - du point de vue des opérations : le choix même d'une surdensification sans réflexion sur l'intégration des nouveaux habitants  : saturation des voiries, des services publics, écoles, … 
Tout cela aura aussi un coût. 

Le Maire s'inquiète quand même des risques, puisqu'il a demandé en septembre 2011 une "Etude de prospective scolaire et socio-démographique en lien avec les perspectives d’évolution urbaine" pour un montant HT de 39 275,00 €.

Excusez du peu.

Je propose donc que soit rendu public l'ensemble des documents sur le sujet, à toutes les étapes, et dans la transparence, plutôt que de faire des études secrètes comme dans le cas de la Faisanderie.

3°) - du point de vue démocratique : 20 % de Fontainebleau est appelé, selon votre jargon, à muter : la population doit décider plutôt qu'être mise devant le fait accompli.

Je propose donc de faire une consultation loyale de la population sur un choix qui engage l'avenir de la commune.

Je dis tout de suite, que ceux qui laisseront faire une telle manœuvre  porteront une grande responsabilité. 

On y reviendra de manière plus complète, si la majorité maintient cette décision.

II. Politique des services publics et tarifs

Je souhaiterais faire, au Conseil municipal dans son entier, une offre de travail en commun pour que s'engage une réflexion sur nos services publics.

Actuellement, la majorité municipale les laisse en partie à l'abandon, tout comme le patrimoine. 

Or, les Bellifontains élisent un Conseil municipal pour que celui-ci s'assure que les services publics
correspondent à leurs besoins et à leurs moyens et qu'ils soient efficaces.

Je vais prendre quelques exemples pour faire comprendre la grande diversité des services au public. L'ensemble des chiffres sont tirés d'une étude que j'ai réalisée sur la période 2005-2010.

A. -  Services financés essentiellement par l'impôt

Certains services sont essentiellement financés par l'impôt et très faiblement par des tarifs. C'est leur nature même : les écoles, la bibliothèque, …

Exemple : la Bibliothèque.
Ce n'est pas parce que certains élus ne la fréquentent pas qu'il ne faut plus y investir ou même envisager de la réduire encore. C'est typiquement un service dont les retombées ne sont pas financières mais culturelles et sociales, donc indispensables à la population dans son ensemble.

J'ai une statistique éloquente : depuis 2008, date à laquelle la bibliothèque est à moitié fermée,
 le produit des abonnements a été divisé par deux.

Je propose donc, qu'une enquête sur ce qu'attendent les Bellifontains d'une bibliothèque-médiathèque soit réalisée : voilà pourtant plus de 6 ans que la réflexion serait à l'étude.

B. -  Services financés par l'impôt et les tarifs

D'autres services sont financés à la fois par l'impôt ; c'est à dire l'ensemble des Bellifontains et par des tarifs, c'est à dire par les usagers de ces services.

Ainsi, le centre de loisirs (vue à droite) est financé à 66 % par l'impôt et à 22 % par des redevances : le reste venant de subventions et ressources diverses.

Autre exemple le cimetière. Alors que les tarifs des concessions perpétuelles ont doublé entre 2005 et 2011 (passant de 4.200 € à 8.200 €), les produits de redevances représentent une moyenne de 51 % des dépenses de fonctionnement et d'investissement, et 92 % des seules dépenses de fonctionnement du service.

Ces services doivent évidemment faire l'objet d'une réflexion en amont, sur le niveau du service,  mais aussi sur la portion mise à la charge de l'ensemble de la population par l'impôt et de celle mise à la charge des seuls utilisateurs. 

Il devrait d'ailleurs en être de même pour les subventions aux associations qui agissent en complément de la mairie pour une véritable politique publique.

Je termine donc sur ma proposition.Il faut faire une analyse fonctionnelle de nos services publics pour connaître les besoins des Bellifontains et donc décider des objectifs à fixer en termes de moyens et de tarifs.

Cette proposition n'est pas nouvelle, je la fais depuis le début de mon mandat.
Jusqu'à présent la majorité semblerait refuser de savoir ce qui se passe de peur que l'opposition s'en serve.

Peine perdue, le public s'en rend hélas déjà compte.
J'espère donc être enfin entendue.

Note : 
Certains de mes lecteurs me reprochent gentiment de faire trop de propositions à la majorité, ce qui est un comble, bref de l'aider dans son travail au lieu de la laisser se fourvoyer. 
D'abord, même si les idées étaient reprises par la majorité, c'est encore servir l'intérêt général : j'en serais la première heureuse. 
Ensuite, la municipalité actuelle n'en tient quasiment jamais compte.

Conseil municipal du 14 novembre 2011 : Rapport de la Communauté de communes 2010


UN RAPPORT QUI MASQUE MAL LA REALITE

J'ai écouté très attentivement le dialogue qui s'est opéré à la Communauté de Communes lors de la présentation de ce rapport.


D'abord, c'est vrai que sa lecture doit se faire en creux : ce qui est intéressant n'y figure pas.

Aux défauts et problèmes soulevés pourtant sérieux, vous avez trois réponses préfabriquées :
-  la minorité ne propose rien et est négative ;
-  la minorité ne donne jamais d'exemples précis ;
-  la minorité prête à M. Valletoux un pouvoir de nuisance qu'il n'a pas.
Cela vous permet de ridiculiser votre interlocuteur et de ne jamais répondre sur le fond.

Votre petit jeu étant mis au grand jour, on peut poser des questions précises.

I. Sur les actions

Vous avez indiqué que la Communauté de Communes n'avait jamais autant investi.
Mais ce n'est pas seulement au niveau de la quantité de dépenses que l'on mesure l'efficacité de l'utilisation des impôts, impôts désormais pris sur les ménages.


Prenons un exemple, sur lequel vous ne vous êtes pas appesanti : le Grand Parquet (voir à droite).

Le contribuable a payé lourdement un ensemble technique paysagé pas trop mal 

Mais, sur la rentabilité, le cabinet d'audit consulté lors du transfert l'a bien dit, tous mes collègues en sont témoins, 
- il n'y a pas de plan d'affaires, 
- il n'y a pas d'évaluation des risques,   ni des bénéfices.

J'en ai une nouvelle preuve.

Le 2 mai 2011, la Communauté de Communes a lancé, en catimini, un marché public pour une Etude de stratégie financière pour la gestion du stade équestre du Grand Parquet.

Pourquoi ?

Je cite : "Ce projet nécessite la projection la plus réaliste possible des recettes et dépenses du nouvel équipement, afin d'accompagner la collectivité dans la structuration de sa stratégie financière".

Preuve donc, que cela n'avait pas été défini dès le départ, et encore aujourd’hui.

Remarquez que - peut-être – on découvrirait qu'une telle étude démontrerait les problèmes de la gestion du Grand Parquet, répartie sur plusieurs budgets et établissements publics, sans grande transparence, comme je l'avais déjà dénoncé.

On vous a posé en Conseil communautaire une question sur les concessions du Grand Parquet, par exemple le restaurant, et sur la façon dont elles ont été concédées.
Votre absence de réponse m'impose de la reposer.
PS : Ici pas réponse, bien entendu.

Autre exemple, la pépinière d'entreprise. La pépinière : un succès selon vous car le taux de remplissage est maximal : il faudrait l'étendre. Bravo !

Sauf que l'on oublie le principal problème : payer le lancement des entreprises pour les voir s'installer ailleurs.

Je propose donc de mettre en place un instrument de suivi, un indicateur. Le contribuable a le droit de savoir à quoi servent ses impôts.

La stratégie économique de la Communauté de Communes reste la grande absence du rapport : à part le bétonnage à venir, … Créer des bureaux pourraient être une solution à la sortie de pépinière, mais pour mettre quoi dedans ? Tout cela montre l'absence de maîtrise et de réflexion sur le processus économique.

II. Pouvoirs et nuisances

Vous avez indiqué que l'on vous prêtait à tort beaucoup de pouvoirs, notamment de nuisances.

La plupart des investissements ont été décidés par les mandatures précédentes : Station d'épuration, pôle gare, d'ailleurs de réalisation contestable en terme paysager, de facilités pour le public (escaliers roulants en attente), on ne vous met pas tout sur le dos, même si vous aviez votre mot à dire.
Mais, avec le peu de pouvoir qu'il vous reste, rassurez-vous, on sait ce que vous pouvez en faire.


Prenons un exemple précis, que je connais bien,  l'Office Public de l'Habitat du Pays de Fontainebleau, qui a été sacrifié sur l'autel de vos intérêts politiques dans le dossier de la Faisanderie (mon rapport sur la question, 27 MO : non démenti sur le fond par le Maire).

Vous avez répondu en Communauté de Communes que cet établissement battait de l'aile, qu'il méprisait les locataires, par exemple de la cité Magitot où des travaux attendaient depuis 10 ans, et qui, malgré vos avertissements empressés, se serait planté tout seul.

Très bien, donc vous avez pris la responsabilité en 2007 de faire vendre les barres américaines 
sous l'égide de M. Copé à cet office, si mal dirigé et si mal géré, selon vous : mais c'est de l'irresponsabilité !  Bonjour la cohérence !

En fait à l'époque vous ne juriez que par l'OPAC parce que cela vous arrangeait bien : comme quoi on change !
On comprend mieux que le rapport ne dise pas un seul mot sur ce sujet alors que la Communauté de Communes a la compétence du logement.

III. Ambitions

Vous avez enfin indiqué que l'on vous prêtait beaucoup d'ambition et une volonté de mettre la Communauté à votre service et qu'il ne fallait pas exagérer.C'est vrai, et là, personne ne peut démentir.

Je ne rappellerai pas l'épisode de la présidence, gag qui a décrédibilisé la Communauté de Communes auprès de ses voisines (sur ce mauvais gag : Communiqué du 3 septembre 2010 : Confirmation des manoeuvres autour de la Présidence de la Communauté de communes de Fontainebleau-Avon).

La communication, on y va.

Voir le bulletin de la Communauté de Communes : une page intercommunalité suffirait dans le bulletin de la ville : vous qui êtes un chantre de la mutualisation à tout crin vous ne l’utilisez pas ici pour faire des économies.
Voir le bulletin de l'Office de Tourisme avec vous en tête de gondole.
Tout cela s'ajoute bien sûr aux moyens colossaux développés en mairie de Fontainebleau.

IV. Propositions

Passons maintenant aux propositions.

Sur l'intercommunalité, vous faites la sourde oreille à l'entrée de l'opposition, alors que c'était votre grande demande sous Nizart : comme quoi, … Evidemment tout dépend de l'opposition.

Sur le Grand Parquet, nous proposons que les comptes soient rendus publics par vos soins depuis le début de l'opération et dans une présentation consolidant l'ensemble des comptes.

Sur les travaux, pour éviter des ratages regrettables comme le pôle gare, pas aux normes, dont le volet paysager a été oublié, nous proposons d'adopter un cahier des charges commun à la Communauté de Communes et à la ville de Fontainebleau, validé par les associations et les autorités compétentes en matière de mise en valeur du patrimoine culturel et de tourisme.

Enfin, le vrai sujet qui pourrait être un enjeu des Bellifontains, c'est l'idée d'une démocratisation des sujets qui les touchent.Comment admettre que des programmes aussi lourds du point de vue financier ne fassent pas l'objet de consultations véritables sinon de référendums ? 

Espérons que ce ne soit pas la démocratie qui fasse peur à la majorité actuelle.

Bien évidemment, j'attends les réponses précises à mes questions et peut-être, une prise en considération des propositions constructives sur laquelle la minorité travaille.

Conseil municipal du 14 novembre 2011 : Projet scientifique et culturel du Musée Napoléonien


UNE ETUDE HISTORIQUE INTERESSANTE MAIS SANS EVALUATION FINANCIERE !

(tel que prononcé au conseil municipal)

A la différence de certains de mes collègues de la majorité qui se satisfont de la note de synthèse, je suis allée lire le projet complet.

Je dois dire que la municipalité de M. Valletoux a fait tout ce qu'elle a pu pour me gêner : on ne peut pas en avoir une copie : ce n'est pas pratique pour travailler sur un document de plus de 100 pages. 
Si les conseillers municipaux ne pouvaient plus accéder à des documents soumis à leur vote, cela tournerait au régime autoritaire.

Je voudrais également rappeler au Directeur Général des Services que si la communication s'opère " sous réserve des droits de propriété littéraire et artistique ", ces dispositions n'ont toutefois ni pour objet, ni pour effet d'empêcher ou de restreindre cette communication. C'est l'avis de la Commission d'Accès aux Documents Administratifs (CADA) : je respecte ce droit d'auteur puisque je m'en sers uniquement pour faire mon travail de conseiller.

La note de synthèse date de décembre 2010 : j'indiquais le 28 mars 2011 au conseil municipal : "Tout ce que la majorité a trouvé c'est une étude pour la fusion entre le Musée et la Bibliothèque mais cette étude est totalement cachée au public" (cf. Question orale du 28 mars 2011 : Dégradation des bâtiments de la Ville).
Il a donc fallu attendre 11 mois pour que celle-ci soit dévoilée : vous essayez, je pense, de gagner du temps.

Sur le fond, le document présente un réel intérêt sur l'historique du musée, les donateurs, mais aussi sur les dispositions à prendre pour le rendre plus attractif. C'est vraiment un document très intéressant. 

L'idée de faire un inventaire général semble, d'autant plus frappée au coin du bon sens, qu'il est obligatoire. 


La question principale porte sur la faisabilité du projet, ce qui correspond à une autre étude dite de pré-programme, qui ne nous a pas été soumise. 
Le rapport révèle cependant qu'il faudrait une surface de 650 à 850 m².

(Ici, M. Laprée a été drôle, il a contesté ce chiffre, pourtant écrit noir sur blanc dans le rapport, dont je ne donne que cet extrait, à titre de courte citation, comme le code de la propriété intellectuelle m'en donne le droit).     Cliquer pour mieux voir :


Je note encore que l'accord des services des musées de France n'existe pas de manière expresse, il est "tacite", comme M. Valletoux me l'a écrit le 9 novembre 2011.

La priorité des priorités, c'est d'abord que la bibliothèque, qu'elle accueille ou non ce Musée, soit restaurée : c'est cela que j'attendais en premier : ne met-t-on pas la charrue avant les bœufs ?

Je propose également qu'avant d'adopter un tel projet, il conviendrait de disposer d'une évaluation financière de celui-ci ainsi que des options : cela paraît être le bon sens.

 PS : Une question se pose donc, outre la question financière à laquelle je n'ai pas eu de réponse, c'est celle de la compatibilité de deux projets différents dans le même espace : la Bibliothèque-Médiathèque (projet dont l'avancement est retardée par la majorité) et le Musée.